De la victimisation à la survie

Les violences sexuelles et basées sur le Genre (VSBG) constituent un problème de santé publique, en particulier chez les femmes.  Elles constituent une limite à leur épanouissement, au bien-être des familles et du pays. C’est suite au nombre élevé de cas de VSBG que Dushirehamwe a décidé de venir en aide à ces victimes en province Bujumbura.

Depuis 2016, plus de 21000 cas de violences basées sur le genre (VSBG) ont été officiellement enregistrés et validés par le ministère ayant le genre et les droits de la personne humaine dans ses attributions. Les victimes sont laissées pour compte, sans accompagnement ni référencement aux services appropriés et en toute impunité.

Cette situation a poussé l’association DUSHIREHAMWE à élaborer le projet „Get back your dignity“, avec l’appui technique et financier de Christian Aid. Un projet qui voulait apporter un soutien aux victimes des VSBGs de la province Bujumbura à travers l’assistance psychosociale par l’animation des séances de thérapie de groupe, afin d’offrir un cadre d’interaction entre les victimes.

DUSHIREHAMAWE a fourni l’assistance médicale, l’assistance juridique et judiciaire. Elle a notamment signé un contrat avec un cabinet d’avocat afin qu’il apporte une assistance judiciaire aux victimes. En ce qui concerne l’assistance économique, les victimes ont pu bénéficier d’une aide à travers des activités génératrices de revenus.

MN victime de violence sexuelle.

« Subir une violence sexuelle est une très grande humiliation dans notre communauté. Si aujourd’hui je parviens à parler, c’est grâce à ces séances de thérapie que nous avons effectuées avec l’idée de cette maman (thérapeute). Dans mon foyer, mon mari ne supporte pas cette humiliation et dans le voisinage tout le monde me pointait du doigt en disant „celle qui a été violée“, ce qui me traumatisait de plus. Je ne parlais à personne parce que tout le monde me fuyait. Mais aujourd’hui, grâce à Dushirehamwe, je suis acceptée dans ma famille et dans notre communauté comme une personne alors qu’auparavant je n’étais qu’une moins que rien“. „Je suis consciente que ce qui m’est arrivé n’était pas de ma volonté et que je dois continuer à vivre ma vie comme d’autres jeunes femmes », ajouta-t-elle.

L’évaluation a montré que 337 victimes ont bénéficié de différents types d’assistance. Parmi elles, 92 ont bénéficié d’une assistance psychosociale, cinq ont bénéficié d’une assistance médicale, tandis que 16 dossiers des survivants ont été suivis par le cabinet au moment où 229 survivants ont bénéficié des activités génératrices de revenus.

 

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