Burundi – société: Sensibiliser les filles pour les prévenir contre le harcèlement sexuel et le trafic des êtres humains

La sensibilisation des jeunes filles à être attentives, critiques, à prendre des décisions bien mûries et à demander chaque fois des informations et des conseils aux structures appropriées, ainsi que le contrôle du trafic des filles, constituent des voies  pour lever certains défis complexes qui se dressent devant la  fille burundaise, en l’occurrence la traite des êtres humains et le harcèlement sexuel, selon  la coordinatrice nationale de l’Association pour la promotion de la fille burundaise (APFB), Mme Alice Nkunzimana

« Que le gouvernement contrôle le trafic des filles et les sensibilise au niveau collinaire, à travers le ministère de l’intérieur et de l’éducation patriotique, à prendre conscience des risques qui les guettent, à ne pas céder aux offres d’emploi dangereux et à avoir un esprit critique », indique Mme Nkunzimana.

La traite des humains et le harcèlement sexuel appellent au sens critique des filles

Pour la coordinatrice nationale de l’APFB, d’une part, ces deux défis ciblent particulièrement les filles, d’autre part, ce sont des phénomènes qui ne se déroulent pas au grand jour, et dans lesquels prévalent le mensonge et le tabou. « Dans ces conditions, explique-t-elle, dénoncer pose déjà problème, car les témoins sont plutôt rares. Tout comme les  preuves. Et les victimes craignent la stigmatisation et la répression », explique-t-elle.

« Pour le cas précis de la traite des êtres humains, poursuit-elle, de prime abord, vous avez l’impression que c’est une embauche comme les autres d’autant plus que le contractant est majeur et va travailler contre un salaire, souvent plus intéressant que les salaires locaux. Mais quand on analyse la situation d’un travailleur qui va travailler dans un pays dont il ignore la langue, dans un pays dont une personne tierce se chargera de conserver son passeport, _du moins si l’on en croit ce qui se dit autour de cette question_, jusqu’au jour où l’autorisation de rendre visite à sa famille lui sera accordée, et surtout quand on sait que le « travailleur » en question est une jeune fille, les inquiétudes ne manquent pas ».

Quant au harcèlement sexuel, que ce soit en famille ou sur les lieux de travail, Mme Nsabimana indique que rares sont celles qui le dénoncent. « La jeune fille qui est hébergée chez sa tante ou chez sa sœur n’osera jamais dénoncer qu’elle subit un harcèlement sexuel de la part du chef de ménage. Elle préfère garder le secret de peur de perdre son logement et ou d’être à l’origine des conflits au sein de la famille qui l’héberge.  Il en est de même pour celle qui a obtenu un emploi après des années de chômage, elle ne dénoncera pas son patron car elle risque de retourner au chômage si elle dénonce. Les plus courageuses préfèrent simplement démissionner sans exprimer la véritable raison, de peur que la vengeance du patron ne la rattrape dans son futur travail ».

Le meilleur remède : la sensibilisation pour une prise de conscience

Pour lever ces défis, la coordinatrice nationale de l’APFB propose de travailler beaucoup plus  sur la prévention, en sensibilisant les filles sur l’existence  des défis à leur épanouissement, en général, et des défis ci-haut mentionnés en en particulier. En éveillant leur conscience et en  renforçant leur sens critique.

Agathonique BARAKUKUZA /AFJO

 

Rwanda: les infrastructures non adaptées aux handicapés physiques, une barrière à leur bien-être

Certaines personnes avec des handicaps physiques affirment qu’il leur est difficile d’accéder aux services visant leur bien-être à cause des infrastructures qui ne sont pas favorable à leurs moyens de déplacement. Ce problème est plus complexe chez les personnes naines qui se sentent ignorées à cause de leur petite taille par les livreurs des services qui disent qu’elles sont invisibles.

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Commerce transfrontalier: une source d’autonomisation pour les femmes du Burundi

Le petit commerce transfrontalier exercé par les femmes à travers la rivière Kanyaru au nord du Burundi génère des intérêts au niveau social, économique et relationnel. Léoncie Mpawenimana en est témoin. Entrepreneure dès le bas âge, elle exerce aujourd’hui un grand commerce. Elle vient de changer de marchandises et la forme de son commerce pour s’adapter aux relations socio-politiques entre le Burundi et le Rwanda. Weiterlesen →

Au Burundi, nourrir la famille est un véritable casse-tête pour les chômeurs

 Le monde célèbre chaque année, le 16 octobre, la journée de l’alimentation. Au Burundi, la plupart ne satisfont pas ce besoin élémentaire, la pauvreté extrême étant la principale cause.

Jean Claude NZOYIHAYA est l’un de ceux qui sont touchés : ce père de famille est en chômage depuis près de trois ans, ainsi que son épouse. Les deux personnes se débrouillent pour nourrir leurs deux enfants et deux élèves à leur charge. Si l’un des deux conjoints parvient à trouver un ou deux kilos de haricot ou de riz, ce jour là la famille souffle. Ils craignent le pire avec la suspension de plus de 130 organisations non gouvernementales étrangères (ONGE) opérant au Burundi pendant trois mois ; car ils recevaient un soutien financier de certains des employés de ces organisations.

Au déséquilibre nutritionnel s’ajoute une quantité insuffisante

Ce chef de famille dit que les fruits, la viande, les poissons sont des denrées rares chez lui. Ils mangent le riz, le haricot ou la farine de maïs. Des fois, son fils va à l’école sans avoir reçu un seul beignet à se mettre sous la dent. Ou alors ce sont les parents qui s’abstiennent et n’arrivent à manger le soir pour donner la priorité aux enfants, étant donné que la quantité est trop minime. Cette situation n’est pas des meilleures et les enfants sont très embarrassés. « Nous devons expliquer pourquoi nous n’allumons pas le feu pour cuire les aliments, les calmer quand ils pleurent suite à la faim et souvent ils finissent par attraper le sommeil », explique J Claude N.

La cause principale étant le chômage des deux parents, les conséquences restent multiples ; immédiates et lointaines. Le père de famille en donne quelques-unes : “  je peux parler des pleurs intempestifs de mes enfants, de la faim qui les empêche même de bien suivre en les cours en classe, les maladies diverses des enfants comme des parents, d’une mauvaise croissance chez les enfants au moment où nous les adultes perdons chaque fois du poids et sommes toujours sous stress ou en insécurité“.

Un malheur ne vient jamais seul

La suspension des ONGE  pendant trois mois à partir du 1er octobre 2018 au Burundi risque de détériorer la situation des affamés et des autres vulnérables. C’est du moins l’avis de ce père de famille en situation de chômage qui déplore la situation de vulnérabilité des fonctionnaires de ces ONGE  qui lui venaient en aide. Aussi, ajoute-t-il, certaines ONGs appuyaient le gouvernement burundais dans le secteur de l’agriculture et de l’élevage. Selon lui, les productions agricoles vont chuter, ce qui va occasionner une famine cette fois généralisée, une insécurité, du banditisme et pourquoi pas des crimes. Il demande au gouvernement burundais de mettre en place une bonne politique agricole et de revoir à la hausse le budget de l’agri-élevage. Aux bienfaiteurs, il demande d’augmenter leurs interventions dans le secteur agricole.

Environ 1,67 million de personnes sont estimées en situation d’insécurité alimentaire grave au Burundi, selon le rapport fait par la FAO.

Burundi – EAC – Femmes: Une plateforme en ligne de 50 millions de femmes de l’Afrique australe, centrale et orientale

Une plateforme mettant en réseau au moins 50 millions de femmes œuvrant dans le secteur des affaires des pays de la communauté de l’Afrique de l’est (EAC), de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (COMESA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sera mise en place à travers un projet conjoint des trois organisations. Un cadre d’échange d’informations qui contribuera à relever les défis auxquels font face les femmes qui font le commerce dans les trois régions.

Deux femmes et un homme attendant les clients à leur stand dans un quartier de Bujumbura

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RDC : l’irrégularité du courant électrique un frein aux activités socio-économiques à Walungu

Ligne électrique haute tension Walungu

Poteau qui alimente la cabine électrique de MUGOGO

L’irrégularité/absence vécue de l’énergie  perturbe différentes  activités  à caractère  social et économique exercées dans les différents villages de ce territoire. Plusieurs sources d’énergies sont expérimentées par les communautés rurales de Walungu. Cependant, la solution demeure inefficace compte tenu des besoins exigeants de la population. Weiterlesen →

RDC: la gestion de l’environnement, un défi pour la population du Sud-Kivu

La mauvaise gestion des déchets, l’abattage d’arbres, les constructions anarchiques et autres pratiques conduisent à la dégradation avancée de l’environnement au Sud-Kivu. Plusieurs événements malheureux tels que les inondations, les éboulements ou le manque d’eau sont devenus le calvaire de la population du Sud-Kivu suite à la mauvaise gestion de l’environnement.

Gestion de l'environnement

Des déchets jetés  dans le village de Mudusa à Chidaho

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